Notes de lecture

Notes de lecture

Ce n’est pas tout le temps que la réception critique d’un ouvrage se fait de manière professionnelle. Le mérite de cet article est la langue de l’auteur, le rendu précis de l’échange entre les auteurs et le public, entre autres. La distinction entre le nu et le sexe est si évidente que le nier, pour ces auteurs, revient à consacrer définitivement le sexe dans ce qu’il a de plus nu, d’impudique, donc de laid, sur la même corde pornographique que les professionnels du X – c’est un choix de vie et un choix professionnel: on leur concède cette liberté – et malheureusement les musiciens camerounais les plus côtés par le public local.

Connaissant effectivement à quelles hauteurs ces auteurs avaient réussi à s’élever avec leurs autres productions, l’on est en droit d’être déçu. Le nu peut et doit faire l’objet d’un traitement élevé que seule la poésie peut réussir avec maestria. La surface (le relief) des choses et des personnes, l’aperçu, la pureté des couleurs d’apparat, les sensations au toucher, au goûter et même au sentir, etc, auraient pu et devraient être rappelés aux lecteurs et à la postérité, surtout à une époque où l’on n’a plus le temps – pris dans la course de la survie -, de s’attarder sur les identités remarquables de la vie telles la beauté dénudée des choses regardées, touchées, humées, etc. Il y avait un grand coup à jouer.

Je demeure convaincu qu’on n’a pas surestimé l’équipe en présence. Dommage qu’elle ait refusé de se hisser au dessus de la mêlée sociale camerounaise – trop portée à noyer son inadmissible statut de PPTE dans l’alcool et le sexe de mauvaise qualité – et de nous donner à nous rassasier du talent qu’ils ont tous les quatre. C’est vraiment dommage. Toutefois, cet article aurait définitivement gagné ses lauriers en nous donnant à lire, non pas seulement les affirmations des auteurs, mais aussi et surtout, les véritables déclar(m)ations: des extraits. c’est une grosse lacune qu’il faut combler à l’avenir. Bonnes lectures à tous

NB: Ce billet a été publié pour la première fois le 26 janvier 2006, en réaction à un article paru dans le quotidien Le Messager et intitulé : ” Poésie Rondine: Quatre pornographes, en liberté sur un boulevard”

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